Petites réflexions sur ma première semaine dans mon nouveau job
Le vendredi tu conduis un Pontiac Gran Am 2003, le lundi tu penses que tu vas te ramasser avec une Volkswagen 2000 et ben non surprise c’est une Pinto 1979 à laquelle il manque le siège arrière et la gauge à essence est à Empty. Connaissez vous l’émission Pimp my ride c’est là ou je suis rendu.
Mes nouveaux collègues de travail me souhaitent tous la bienvenue et me disent que je vais aimer la gang de l’organisation parce que tout le monde est gentil ……….. Est-ce qu’il me le dirait s’ils étaient des trouduc et que j’étais pour haïr ça à mort (insérez un moment de réflexion intense et la réponse viendra)
Le première semaine tout le monde est gentil avec toi, la deuxième on verra mais normalement le naturel commence à apparaître. Juste au cas je me suis commandé une convention collective.
Croirez vous qu’en 2008 il y a encore des bureaux pas climatisé, le mien. Le désodorisant va se faire aller et je vais avoir chaud à la raie cet été quand il va faire 150 Celsius à l’humidex
Je ne suis pas habitué d’avoir du monde qui travaille pour moi, qui me demande s’ils veulent qu’ils ou elles fasse ci ou ça. Ce n’est pas parce que je suis superviseur que je suis devenu dépourvu de tout sens d’initiative.
Je travaille dans un environnement francophone, c’est pas gérer à l’anglaise et ça paraît. Moins de courriel, moins de tout le monde est gentil beau et fin, les vraies choses se disent
Quand un collègue de travail viens dans ton bureau et te parle trop longtemps tu peux le sacrer dehors de ton bureau. Quand c’est un membre de ton équipe que tu supervises qui s’attarde à raconter ses problèmes tu dois y aller avec du vocabulaire comme “Ah oui, c’est bien ça” ou bien “C’est intéressant”. Tu dois l’écouter jusqu’au bout même si c’est ta priorité no 2345 sur les 3760 qui sont empilées sur ton bureau.
J’ai toujours pensé qu’être superviseur d’employés ne devraient pas te donner de privilège supplémentaire après tout superviseur ou pas, n’importe qui à l’air fou lorsque une envie de chier nous prend sur l’autoroute 40 et que la prochaine halte routière est à 40 km. Alors quand l’organisation donne des privilèges à ses superviseurs juste parce qu’ils sont superviseur, ça me rend mal à l’aise.
Déjà aujourd’hui je chantait en allant travailler, c’est signe que la nervosité est disparue pour faire place à la bonne humeur.
“Je n’ai pas de plan de carrière, je n’ai qu’un plan de bonheur” Esther Bégin à TLMEP dimanche 27 avril. Dans le fond je suis comme ça moi aussi mais aussi difficile que le changement peux paraître je sais que dans un mois je vais être mieux dans mon job
