Avortement s’accorde t’il au féminin ou au masculin

Hier en route vers le travail après un dîner à la maison j’entends à la radio que plus de 33 % des grossesses au Québec ne sont pas menées à terme. J’ai failli m’étouffer drette là devant l’ampleur du chiffre. Accusez moi d’avoir le «switch à off» mais jamais je n’ai pensé que ce chiffre pouvait être si élevé. Afin de m’assurer que j’avais bien entendu j’ai vérifié sur Internet et non je n’avais pas rêvé. En fait ce chiffre est élevé quand on le compare aux nombres des naissances parce qu’il y a peu de naissance au Québec mais si l’on compare le taux selon un échantillon de 1000 femmes en âge de procréer la chiffre frappe moins.

En furetant sur Internet je suis aussi tombé sur un article de Cyberpresse écrit par Marie-Claude Lortie et elle terminait sont article en mentionnant : “Lorsque je vois les taux d’avortements désolément élevés chez les jeunes femmes de 20 à 30 ans, je me dis qu’il est grand temps que nous, leurs grandes soeurs et leurs mères, on arrête d’avoir peur de perdre nos droits pour discuter sérieusement avec elles de la façon dont on en a pris la responsabilité. Le genre du mot avortement est masculin, on dit un avortement, mais trop souvent on l’accorde seulement au féminin. Le problème il est là, quand on parle avortement nous en parlons presqu’uniquement trop souvent au féminin. Madame Lortie n’est pas la seule à accorder avortement au féminim, plusieurs le font hommes et femmes confondus. 

La responsabilité de la contraception est partagée, les conséquences non. Tant que l’on parlera de l’avortement au féminin seulement, la solution à une telle situation restera partielle. On peut recommencer à parler d’avortement sans pour autant remettre en cause la liberté d’avortement, en fait je pense qu’on devrait recommencer à en parler parce Houston We have a problem …………. 33 % des grosseses non menées à terme, il y a un problème social.

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13 Réponses vers «Avortement s’accorde t’il au féminin ou au masculin»

  1. emma123 à dit:

    Bonjour Y-Man,

    Hier justement à la radio 98,5 Paul Arcand avait ouvert ses lignes aux femmes qui se font avortées et elles ont appelées pour expliquer pourquoi elles s’étaient fait avorter.

    Sur les 5 intervenantes, il y en avait qu’une qui en était à son deuxième avortement et que la raison était ’sa carrière’ … mais elle semblait avoir changé d’idée car en l’entendant parler de ses avortements, on entendait très bien un enfant qui était avec elle.

    Pour les 4 autres, j’ai resté très surprise d’apprendre que ce n’était pas ‘à cause de leur jeunesse’ qu’elles avaient subi des avortements mais souvent à cause du conjoint… une disait qu’après 2 enfants, elle ne voyait pas arriver un 3ième enfant surtout qu’elle était certaine que son conjoint ne serait plus là… eh bien, elle a dû justement élever seule les 2 enfants car elle a dû se divorcer. Une autre était avec un conjoint ‘ivrogne’ et elle avait réalisé que ce n’était pas la situation vivable pour son enfant, d’où là l’avortement et la séparation par la suite.

    Sincèrement, je n’ai pas d’enfants malgré que je l’ai souhaité toute ma vie mais la nature en a décidé autrement… et en écoutant ces femmes parlées, je n’ai pu jeter la pierre à aucune d’avoir ainsi arrêter la vie de leur enfant.

    Ça m’a rappelé ma propre naissance, d’une mère mineure, naissance à l’orphelinat et adoptée par la suite par la mère de ma mère… Je me suis demandé pourquoi elle n’avait pas été m’avortée? Faut croire que je devais vivre et passer par tout ce que j’ai passé pour évoluer, ainsi c’est la vie! :)

  2. Mon P'tit Moi à dit:

    Je suis peut-être narrow minded, mais je persiste à croire que le fait de porter sa grossesse à terme ou de la cesser reviens entièrement à la femme.

    Je suis pour l’avortement, dans de bonnes raisons, on s’entend (viol, âge, maladie). Par contre, je considère que beaucoup trop de jeunes demoiselles utilisent l’avortement comme moyen de contraception, de là sûrement que le pourcentage augmente autant.

    Pourtant, ce n’est pas difficile de prendre la pilule…

    Bref, percutant ton billet, et la photo, elle me..trouble disons!

  3. deuxiemetiroir à dit:

    Je crois que plusieurs femmes mettent un terme à une grossesse à cause de pressions d’un futur-père-pas-prêt-à-faire-face-à-la-musique.

    Je crois aussi que plusieurs femmes subissent de la pression sociale pour entamer une carrière avant d’avoir des enfants et craignent qu’un bébé compromette leurs chances de réussite.

    Je crois qu’il manque de place pour les enfants au Québec, que l’idée d’une famille devient un réel déchirement: familles compliquées, taux de séparation accru, mères monoparentales, conciliation travail-famille, manque de places en garderie…

    Je crois qu’on a un gros problème et que le taux d’avortement n’est qu’un des symptômes.

  4. Y-man à dit:

    @ Emma Faut croire que ta mère était peut-être une avant-gardiste ou que les avortements n’étaient vraiment pas facile à avoir à l’époque alors il en restait plus beaucoup de solution sinon que la “crèche”

    @ P’tit moi je pense que la décision finale de la’vortement revient à la fille masi le avant quand l’abeille rencontre le bourdon et qu’ils jouzent à cogne-cogne la responsabilité est partagée mais malheureusement elle est plus partagée d’un bord que de l’autre

    @ Deuxième tiroir effectivement je crois qu’il y a un problème même si les raisons pourquoi les femmes choissisent de se faire avorter sont avant tout personnelles, il y a des pays industrialisés où les taux d’avortement sont plus bas mais il semblerait que les hommes sont plus conscientisé au fait qu’il ont une part de responsabilité (entendons nous sur 50 %) sur leur rôle “réel” avant

  5. Babs à dit:

    J’ai déjà pensé à l’avortement à l’âge de 21 ans quand j’ai su j’étais enceinte et que le père n’en voulait pas et ne serait pas présent. Dans le fond, cela aurait été la solution la plus facile pour moi et aussi pour lui qui subit le tout aujourd’hui. Par contre, je l’ai gardé et l’élève seul. Il a maintenant 8 ans et a beaucoup de problème qu’il l’oblige à voir un psychologue. Le manque de père et le sentiment de rejet sont très fort chez lui. Suis-je correct d’avoir choisi de le garder pour lui faire vivre cette vie? Il subit mes choix.

    C’est pour cette raison que je ne juge pas du tout les femmes qui se font avorter. Des fois je me dis qu’elle ont plus de courage que moi.

    PS N’allez pas croire que je regrette mon fils. je parle seulement de facilité versus la vie compliquée que nous avons dû à mon choix.

  6. Miss Klektik à dit:

    Pour avoir vécu les deux, je comprends aussi. Ce que je trouve déplorable, c’est justement cette déresponsabilisation de certains hommes. Même en clinique d’avortement, c’est la femme qui écoute le “speech” sur la contraception après avoir subi l’avortement, alors que l’accompagnateur attend de l’autre côté. Les réalités me semblent beaucoup trop éloignées. Le pire affront je crois, c’est lorsqu’en souhaitant inclure l’autre dans le choix, on se fait accuser de ne vouloir que de l’argent, que ce soit en le gardant ou pour l’avortement. Je pourrais donner des exemples comme ça encore longtemps, malheureusement…

    Je ne sais que je ne changerai pas les mentalités du monde entier, mais je peux commencer à conscientiser mon garçon à l’impact de ses choix sur lui, sur les autres, sur son environnement. À faire face aux conséquences oui, mais à développer un réel esprit critique afin de se questionner avant de devoir y faire face. Un peu comme ce que je semble lire dans tes propos je crois.

  7. Mon P'tit Moi à dit:

    Quand l’abeille rencontre le bourdon et qu’ils jouzent à cogne-cogne >/em>… Eh bien, tu viens de m’expliquer enfin les mystères de la vie! ;)

    Pardon, mais… HAHAHAHAHAHAH! J’adore la phrase!!

    Bonne nuit cher!

    P.S. tu as raison, m’as au moins te le dire!

  8. Mon P'tit Moi à dit:

    oups, raté le HTML, désolée!! (gênée)

  9. bibconfidences à dit:

    C’est drôle, mais je pense que la déresponsabilisation de certains hommes face à l’avortement en dit long sur ce qu’ils sont. On ne peut se détacher de ce qui arrive à la femme avec qui on est sans être détaché d’elle tout court.
    Pour les femmes qui vivent cette situation toute seule c’est malheureux mais probablement moins que de porter à terme un enfant non désiré.
    Finalement, ne pas tomber enceinte si on est pas prêt reste la meilleure solution mais comme le sexe ne fait que prendre de plus en plus de place dans la tête d’ados de plus en plus jeunes je ne suis pas certaines que les grossesses non désirées soient en voie d’extinction.

  10. bibconfidences à dit:

    À propos, je m’excuse à l’avance au mouvement Father’s for justice, mais ton image ( recherche un mot moins bête que ” écoeure” mais n’en trouve aucun qui reflète le sentiment juste ressenti ) m’écoeure! Je dois être bornée.

  11. Y-man à dit:

    @ Babs La vie ne nous offre malheureusement pas la possibilité de faire un FAST FORWARD ou un REWIND n’importe choix important que l’on fait dans la vie il vient un jour ou on se demande qu’en aurait-il été si j’avais pris la pilule rouge au lieu de la bleue (MATRIX). J’ai pour mon dire que toute personne normallement constituté prend toujours la meilleure décision pour elle en toute connaissance de cause au moment ou a été prise la décision.

    @ Miss K en fait les hommes doivent comprendre qu’il y a une sonquence à l’acte qu’ils vont poser et le fait de dire NON ne fera pas qu’ils vont perdre leurs testicules le lendemain, un homme à la responsabilité de dire NON

    @ Bibco tant et aussi longtemps que les hommes ne seront pas plus responsable face à la contraception la baisse des avortement ne sera pas très significative. Mes choix d’images sont souvent un complément au billet et si les hommes aussi pouvaient tomber enceinte ou enceint , peut-être qu’il y aurait moins d’avortement. Qu’en pense-tu

  12. Jeanne à dit:

    Le 33% compte-t’il les interruptions involontaires de grossesse? Parce que bon, je trouve ça terriblement beaucoup aussi.

    Je sais que je serais jamais capable MORALEMENT de me faire avorter. Je m’arrange donc pour pas que ça arrive.
    Je crois personnellement qu’une femme, ou qu’un couple, wtv, qui est pas capable de prendre ses responsabilités pour se protéger lors de rapports sexuels donc de s’occuper d’eux mêmes sont probablement pas assez matures pour élever un enfant.

  13. Y-man à dit:

    @ Jeanne de la façon que je l’ai entendu à la radio et lu dans l’article le 33 % (36 % entendu à la radio) ce sont des interruptions volontaires mais ils n’ont pas mentionnés s’il y avait des cas de viols ou autre grosseses liés à des actes de cet acabit. Ce qui n’aide pas c’est que notre taux de naissance est terriblement bas. Je n’ai pas retrouvé le chiffre entendu à la radio sur internet mais si je me souviens bien le taux d’avortement pour 1000 femmes en age de procréation (18-44 ans) et de 18 par 1000 ce qui est un taux “plus normal” quoique encore elevé pour un pays comme le notre. Les Pays-bas ont un taux beaucoup plus bas que nous.

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