Casino : Le joueur compulsif

Hier à l’émission Casino il y avait des joueurs compulsifs. Je n’ai jamais vu de joueur compulsif en thérapie. Ce que je me souviens du joueur compulsif après 7 ans dans un casino c’est qu’il n’avait pas l’air vivant. Il était comme hypnotisé par la machine à sous ou les cartes. Il y avait comme une sorte de bulle qui l’enveloppait et qui le coupait du vrai monde. Je me souviens aussi de cette femme fin trentaine, début quarantaine. Je la voyais souvent aux tables à l’entrée de la section VIP. Ce n’était pas les tables où les joueurs devaient jouer avec des grosses mises mais il fallait quand même cracher le morceau à chaque main alors quand une personne est là 3 à 4 heures par jour 2 à 3 fois par semaine, ça finit par coûter cher. Une belle femme mais un maudit air bête. Quand je la voyais sur sa chaise abrutie, le nez dans son jeu de cartes, les yeux cernés, pas un maudit sourire je trouvais que ça faisait pitié. Il y avait d’autre types de joueurs compulsif. Il y a un gars qui a sacré un coup de poing à la machine à sous en criant «  J’ai passé mon chalet dans cette tabarnac de machine là ». J’ai vu un homme essayé de passer par-dessus une autre homme en arrêt cardio-respiratoire sur la plancher pour atteindre une machine à sous. Il y a déjà un gars qui s’est mit a saigné du nez et qui ne voulait pas quitter la table afin de continuer à jouer. J’ai vu une femme qui gagnait 12 $ de l’heure à son travail venir dilapider l’héritage de son père soir après soir, puis un soir elle a cessé de venir, l’héritage devait être vidé je suppose. J’ai vu plus d’une personne pisser sur leur bancs parce qu’ils ne voulaient pas lâcher leurs machines à sous. Tous ces joueurs compulsif avaient un point commun, ils étaient coupés du monde, ils avaient la certitude de se refaire et en les regardant un 10 minutes tu pouvais deviner qu’il y avait péril en la demeure. Aujourd’hui dans les casinos du Québec il y a des procédures pour venir en aide plus rapidement aux joueurs compulsifs, c’est une autre chose par contre dans les bars avec les machines à Poker.

De l’autre coté la source du problème ne venait pas du casino mais des joueurs compulsif. Le casino était juste un terrain propice à l’exacerbation de leur problème. L’être humain a la faculté de rester maître de ses choix, personne ne force un individu à aller au casino. On peut blâmer Loto-Québec de tous les maux de la terre mais l’alcool cause plus de tort à notre société pourtant il n’y a personne pour réclamer la fermeture de Molson ou de Seagram et le vin se vend très bien dans les SAQ. Le jeu est légalisé au Canada depuis bien moins longtemps que l’alcool et il y a encore une connation d’illégalité qui le rend encore purulent. C’est certain que si le jeu n’existait pas on pourrait très bien s’en passer mais il y a pire problème dans la société.

Il y a toutes sortes de façon d’extérioriser un problème dans la vie, il y en a qui battent leurs femmes, il y en a qui boivent, il y en a qui s’endettent avec la grosse maison, le gros char et des cartes de crédit over limite, il y en a qui travaille 80 heures par semaine ….. et il y en a pour qui c’est le jeu. Si les casinos n’existaient pas, le joueur compulsif serait ailleurs avec son problème et il porterait un autre nom, workalic, alcoolique, mari violent etc, etc, etc

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P.S. Hier dans l’émission Bianca Gervais, elle est bonne dans son rôle de fille baveuse et Marc Béland toujours aussi bon malgré sa courte présence dans l’émission

4 Réponses vers «Casino : Le joueur compulsif»

  1. Jack à dit:

    J’ai bien remarqué que tu parles du joueur compulsif et non du jeu compulsif. J’ai toujours pensé que le jeu lui-même ne peut devenir compulsif. Une machine dans un casino ne “compulse” pas elle-même. Et je trouve que ceux qui parlent de jeu compulsif veulent faire porter la responsabilité sur l’appareil et son propriétaire (le Casino) - alors que quand il n’y a pas d’individu qui alimente la machine, elle ne se met pas à compulser toute seule- . C’est un problème humain. C’est l’humain qui devient compulsif en jouant. Et c’est lui (elle ) qui est le problème, ou qui a un problème. Tant qu’on fait des publicités sociétales sur le jeu compulsif, on évite d’aborder le problème des personnes qui ont un problème. Définition:
    Force intérieure irrésistible poussant le sujet à accomplir une action même s’il la désapprouve, la non-exécution étant génératrice d’angoisse.

  2. Noisette Sociale à dit:

    J’aime beaucoup ta conclusion… ça résume très bien ce que je pense à ce sujet.

    Quand c’est pas ce vice-là, c’est un autre. Il faut arrêter de jouer les vierges offensées :)

  3. Y-man à dit:

    quand je vois les gens blâmer les gouvernement pour des maux comme ça je me dit que c’est de réduire l’humain au rang d’imbécile qui ne peut rien décider par lui-même et que ça lui prend une autorité supérieure pour décider à sa place et le ramener dans le droit chemoin …….. les gens reste responsable de leur actes même si les casinos sont avant tout une taxe volontaire

  4. Casino « Drew’s Lounge à dit:

    [...] Bref, tout ça pour dire, que quelque par, dans la blogosphère, y’a un Y-man qui fait le lien entre la série et la réalité. Je ne vous promet pas qu’il va le faire à tous les épisodes, lui non plus d’ailleurs Mais si ça vous intéresse… La première comparaison est —>ici<— et la deuxième par ***là*** [...]

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