Tout est une question de choix

Je sais que l’on peut tous vouloir faire des voeux pieux, j’ai trouvé sur le blogue d’une américaine le coût de ses frais de scolarité universitaire pour des études en droits aux États-Unis Coût entre 20 000 $ et 40 000$. Lorsque je faisais ma maîtrise je trouvais presque indécent le coût des cours tellement ils ne sont pas cher au Québec. Ok le coût des études au États-Unis est un peu trop prohibitif à mon goût mais à quelque part entre nous et eux il y a une marge. Ici en Outaouais vous traversez un pont pour aller étudier en Ontario et les frais double.

On peut dire comme société que l’on veut se donner des hommes et des femmes éduqués et donner la chance à tout le monde mais il y a aussi une réalité extérieure qui influence notre économie. Pour ceux qui ont fait des cours d’économie un des énoncés de base qui m’a été enseigné dans ces cours et qui m’a marqué est que «Les besoins des gens sont illimités et les ressources quant à elles sont limités ». L’argent ne tombe pas du ciel et le père spirituel de Mario Dumont, Réal Caouette, avait eu beau suggérer par le passé que s’il manquait d’argent on peut en imprimer, ce n’est pas une solution…… en tous cas pas une solution intelligente. Et comme si ce n’était pas assez nous avons une population vieillissante qui va taxer encore plus notre système de santé, une dette qui nous gruge une bonne part des impôts, des ponts, des routes et des infrastructures qui réclament corps et âme des réparations dépassant le colmatage de fissures (cliquez ici pour un bon exemple de cette illustration) bref nos ambitions commencent à dépasser dangereusement nos moyens. Vous pensez que je vais faire l’apologie du privé, pas du tout, parce que le privé ne peut pas vraiment faire mieux sinon que ce sera minime et non-significatif dans la balance équationnelle (mot inventé par Y-man) économique.

C’est des choix de société qu’il faudrait faire genre Combien de personnes on fait mourir dans les hôpitaux pour éduquer les jeunes à moins cher dans les universités ou Est-ce que l’on laisse tomber un pont tuant ainsi des dizaines de personnes pendant que l’argent de leur réparation peut servir à traiter des cas de cancer. Il y a encore l’approche Pourquoi trop payer de notre publique pour les générations futures alors que les baby-boomer encore majoritairement présents réclame des soins de santé et qu’ils ne seront plus là dans vingt ans pour subir cette dette. Vous trouvez ça Machiavélique comme propos mais c’est comme ça que les gouvernements pensent déjà. En terme administration publique c’est ce que l’on appelle la gestion du risque. Dans un contexte de ressources limitées on prends les deux risques et on compare les conséquences puis on choisit le moins pire des deux et on gère les conséquences de l’autre. Alors si le risque de voir mourir 5 personnes sous un pont qui tombe parce qu’il a été mal entretenu est moins grand que de que le risque voir mourir des patients sur une liste d’attente pour des traitements contre le cancer, l’argent va pour le cancer. C’est plus compliqué que de choisir un cornet de crème glacé au pistache ou à la framboise mais le principe fondemantal est le même, lequel je préfère à l’instant ou je dois faire mon choix. Et c’est ce qui est arrivé avec le viaduc de la Concorde . Pourquoi soudainement au lendemain de l’accident du Viaduc de la Concorde, l’entretien des routes est soudainement devenu important. Tout les spécialistes savaient que le réseau routier présentait des problèmes. Plusieurs d’entre nous ont passé sous des viaducs et remarqué les morceaux de béton manquants et les armatures de métal rouillées. Il y a peine quelques années l’Échangeur Turcot ne présentait aucun problème de fiabilité selon le gouvernement, pourtant lorsqu’il affirmait cela, il pleuvait du béton sous cet échangeur. Aujourd’hui, quelques années plutard on veut le démolir pour tout reconstruire. Ils nous ont mentis ou bien les dernières années ont été vraiment difficile pour le béton. Pourquoi ce changement de cap, très simple les cinq morts sous le viaduc de la Concorde a rendu l’enjeu de l’entretien des routes politiquement viable. C’est cru comme affirmation mais c’est ça.

C’est beau rêver mais à l’occasion la dure réalité économique nous rattrape et là et il faut choisir. Éducation, santé, dette, route pas facile comme choix ……………… en voulez vous un plus facile, pistache ou framboise

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9 Réponses vers «Tout est une question de choix»

  1. MFL à dit:

    Pour les gouvernements le long terme signifie; Les prochaines élections! Donc les enjeux se transforment en modes! La mode est présentement aux viaduc alors c’est sur cela qu’il faut miser pour gagner des élections! Pathétique!

  2. lusciousloba à dit:

    MFL tu m’enlève les mots du clavier! Oui c’est certain qu’il y a des choix à faire, certains plus difficiles que d’autres (t’aurais pas aut’chose que framboise et pistache?). Malheureusement quand vient le temps de les faire, c’est les élections qui les sous-tendent, et on penche selon l’opinion publique du moment ou le plus gros lobby gagne. Il me semble que c’est toujours la faute du précédent gouvernement, et que ceux qui sont là maintenant ne font que réagir aux urgences, sans aucune pro-activité. Et maintenant, quand ils reconstruisent un viaduc, est-ce qu’ils le font en prévoyant ou pour que ça coûte pas trop cher ici et maintenant?

    Pathétique en effet!

  3. Y-man à dit:

    @ MFL et Lucious le problème c’est que ces enjeux électoraux deviennent de plus en plus des choix sociaux importants et bientôt regarder à ces enjeux pour une période de 4 ans ne sera plus suffisant amenant ainsi d’autres problèmes. En espérant que les gens se réveillent un jour parce qu’il ne faut jamais oublier que ce sont les citoyens qui élisent les gouvernements et que l’on a les gouvernements que l’on mérite

  4. MFL à dit:

    Ce n’est pas au gouvernement à se réveiller! C’est à la population de se réveiller, et de ne plus se laisser entraîner dans ce même patterns… le gouvernement c’est la population et tant que l’on regardera dans une direction c’est dans celle-ci que nous irons!

  5. Mandoline à dit:

    J’y vais avec le groupe! :)

  6. Richard3 à dit:

    Peut-être que c’est à la population de se réveiller, mais quand le fera-t-elle? La population, c’est connu, veut tout avoir, mais ne rien payer. Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir…

    C’est bien sûr que c’est à la population de choisir, mais disons, juste pour le fun, qu’aux prochaines élections, il y ait une case, sur le bulletin de vote, afin de voter pour “Aucun de ces candidats”; que se passerait-il? Au lendemain des élections, on pourrait transformer l’Assemblée nationale en logements à coût modique, parce que la majorité aurait voté pour “Aucun de ces candidats”.

    C’est qu’avec le temps, il s’est produit une scission, une coupure, entre les politiciens et le peuple. Maintenant, on regarde les politiques avec dérision, et ceux-ci regardent le peuple du haut de leur hauteur, ne leur adressant la parole que pendant les campagnes électorales, par caméras interposées. Si l’on recule d’une cinquantaine - voire d’une centaine - d’années, la politique soulevait des passions, les gens embarquaient, parce que c’était du concret. Maintenant, la politique semble devenue si distante que même les organisateurs les plus chevronnés ne savent plus quoi faire pour rejoindre les gens.

    Selon moi, si l’on veut que les gens s’intéressent à la politique, il faut d’abord que les politiciens recommencent à s’intéresser aux gens.

  7. Y-man à dit:

    @ Richard en fait c’est le problème principal les politiciens s’intéressent plus au système en place, à la croissance qu’aux citoyens je suppose que pour faire de la politique telle qu’elle est faite et non telle qu’elle devrait se faire ça prends des gênes différent qui te permettent d’oublier qui tu es et d’où tu viens

  8. Richard3 à dit:

    C’est justement, Y-man. Mais pourquoi les politiciens s’intéressent-ils tant au système en place? Parce que s’ils osent y toucher, de quelque façon que ce soit, ils se font reprocher de “s’attaquer au modèle québécois”. Aussi, ils préfèrent reculer, et entretenir le système en place, même s’ils savent pertinemment - avec les rapports tablettés de nombreuses commissions à l’appui - que celui-ci va s’écrabouiller dans très peu de temps. Les politiciens préfèrent voguer selon les sondages; la popularité de Charest est inversément proportionnelle à ses actions, donc il préfère ne rien faire.

    Pendant ce temps, le Québec s’enfonce, chaque jour davantage, dans la merde…

    Il faudra un sérieux coup de barre pour rebâtir une certaine richesse. Parce que partis comme nous le sommes, le jour approche - et plutôt rapidement - où le gouvernement n’aura plus rien d’autre à redistribuer que la pauvreté et la misère.

    Il faut aussi ne pas oublier un point très important, en politique comme ailleurs, et c’est celui-ci; ce n’est pas parce que la majorité exprime une idée qu’elle a nécessairement raison. Il faut des politiciens forts pour aller à contre-courant des idées véhiculées par une certaine élite, et maintenir le cap dans les moments d’opposition. Mais pour cela, il faut un plan concret, une vision claire, une direction précise à maintenir, et cela, aucun parti politique n’en possède, présentement. Il est là, le problème.

    Aucun parti politique n’a de plan à long terme, au Québec. Et ce n’est pas avec des actions à courte vue, avec de petits trucs pour faire plaisir aux gens, avec des petits bonbons électoraux que l’on va s’améliorer, comme société. Dans les années 1980, l’Irlande était dans une position semblable à celle que l’on commence déjà à connaître; performances de plus en plus médiocres de l’économie, main-d’oeuvre spécialisée qui s’en va ailleurs, etc. Il aura fallu une vingtaine d’années à l’Irlande, avec un plan bien précis, qui a fait mal à certaines personnes, pour se sortir de la merde; ce pays est passé de la 24e place, en 1982, des pays les plus riches de l’OCDE, à la 4e en 2006. Pendant ce temps, le Québec, dont on calculait la richesse comme s’il s’agissait d’un pays, passait de la 12e à 17e place, dans ce même classement. Qui a eu raison? Aujourd’hui, l’Irlande est en 2e position à travers toute l’Europe pour les meilleurs salaires versés, et sa main-d’oeuvre tend à revenir au bercail. Pendant ce temps, le Québec s’appauvrit, face à l’Ontario et aux USA. Nos cerveaux s’en vont vers de meilleurs cieux. Notre économie est sur le respirateur artificiel, le gouvernement camouflant les déficits. Nos infrastructures tombent en ruines. Les gens crèvent sur des listes d’attente, Que faut-il de plus pour convaincre les gens que l’on ne s’en sortira pas?

    Mettons-nous les yeux vis-à vis les trous; le modèle québécois n’est adopté par aucun autre état à travers le monde; serait-ce qu’il est devenu désuet, mais que nous sommes trop aveuglés pour nous en rendre compte?

  9. Y-man à dit:

    @ Richard présentement je ne vois pas de politicien qui ont une vision à long terme et en situation de gouvernement minoritaire c’est encore pire. Le modèle Québecois est selon moi au bord du gouffre et les partenariat avec le privé sont loin d’être la solution. La vrai question c’est des choix sociaux qui devront se faire et de profond changement sociaux. Je ne peux pas parler de l’Irlande parce que je ne connais pas le avant et après mais je sais que la Nouvelle-Zélande a passer par là et la solution à été des décisions majeures. Le fait que les politiciens Québecois retarde cette décision fait en sorte que lorsque viendra le temps d’en prendre une (parce qu’un jour le mur sera devant nous), cela fera encore plus mal. Il faut se rappeler que c’est dans la nature humaine d’être égoisme et que plus le sacrifice est loin dans le temps mieux il est pour l’individu
    Il ne faut pas oublier non plus que nous avons les politiciens que l’on mérite alors si comme individu nous les trouvons de piètre qualité comme société ils font notre affaire serait là un signe de la valeur de notre conscient collectif

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